Dès le 18ème siècle, un barrage sur l'Alzeau avait été prévu pour s'intégrer dans le système hydraulique de la Montagne Noire, afin de participer à l'alimentation du Canal du Midi. S'il a été évoqué à diverses reprises, ce n'est que vers 1985, lorsque l'Institution a été confrontée à un grave problème de pénurie, que ce projet, alors redevenu d'actualité, a été mis en étude pour être réalisé en 2000. Le décret du 24 juin 1998 reconnaît le barrage de la Galaube sur l'Alzeau d'intérêt général et d'utilité publique.
Avec ses 22,5 Mm3 d'apports moyens annuels, comparables à ceux du Sor, l'Alzeau constitue une ressource non négligeable. Il continuera à participer à l'alimentation du Canal du Midi plafonnée à 9 Millions m3 vis-à-vis desquels le barrage de la Galaube est "transparent". Celui-ci permet de s'accommoder du débit de transit de la Rigole de la Montagne (plafonné à 1,4 m3/s) et de porter la capacité de stockage de l'Institution de 18,8 à 26,8 Mm3.
Cet ouvrage, dont la réserve peut être transférée dans la retenue des Cammazes via la Rigole de la Montagne, apporte la sécurisation recherchée 95 années sur 100, tout en prenant en compte l'augmentation de la demande en eau potable prévue d'ici 2015. Il permet en outre le soutien d'étiage de l'Alzeau (débit garanti à 70 l/s) (voir photos).
Surveillance du barrage
L'IEMN mène une rigoureuse politique de surveillance du barrage de la Galaube.
Une visite technique approfondie de l'ouvrage est organisée annuellement. Ce rendez-vous est l'occasion de faire le bilan annuel des contrôles et de vérifier en présence d'experts l'état global de l'ouvrage. Elle est suvie d'une visite d'inspection annuelle organisée par les services de l'Etat (DREAL Midi-Pyrénées). La dernière visite a été réalisée le 22 novembre 2010. Le rapport d'auscultation du bureau d'étude ISL a révélé un comportement satisfaisant du barrage. L'ensemble de la galerie de dérivation provisoire met en exergue les récents travaux de maintenance de l'IEMN.
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Parallèlement, une revue périodique de sûreté a lieu tous les dix ans en lieu et place de l'ancienne vidange décennale. Elle permet d'examiner les parties habituellement noyées de l'ouvrage.
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